Préparer une nouvelle saison cycliste
Une nouvelle saison cycliste se prépare avec soin dès l'intersaison, bien avant le début de la saison officielle des courses.
Voyons les pièges à éviter, et les bases d'une saison réussie.
Bien commencer une saison
Bien souvent le principe de l'entraînement se résume à bien se préparer l'hiver pour être en forme dès les premières
courses, puis de rester en forme le plus longtemps possible. C'est ainsi que celui qui fait le début de saison, reste
à un bon niveau pendant deux mois, et disparait pour le reste de la saison.
Ceci car souvent la course d'ouverture devient une obsession durant les longs mois de l'intersaison : cinq mois sans course,
cinq mois à se préparer, avec en ligne de mire la reprise bordée de monde (coureurs, suiveurs, journalistes), parfois un
nouveau vélo, et une course de préparation qui se transforme en objectif. Alors on met la charrue aveant les boeufs : du
vélo avant la PPG, de l'anaérobie avant laérobie ... Les mauvaises habitudes sont dures à dépasser, pourtant c'est primordial
pour la mise en oeuvre d'un plan d'entraînement.
Le paradoxe du cyclisme, vécu dans les clubs en général, est de retrouver souvent les coureurs en surentraînement avant
et en tout début de saison, tandis que l'on s'installe en sous-entraînement dès les premières courses.
Ceci est dû au désir d'être prêt pour débuter la saison, mais l'entraînement étant stéréotypé et répétitif d'une semaine
sur l'autre, la courbe de progression est plate de mars à juin. Ensuite c'est la dégringolade ou le vélo au clou jusqu'à
l'année suivante.
Programme de courses
Si un coureur choisit dès le début de sa préparation ses objectifs majeurs (jusqu'à trois) répartis sur toute la saison
de compétition, il sera possible d'harmoniser une préparation de l'entraînement cohérente. De cette façon les objectifs
seront atteints au sommet de la forme physique.
Il faut bien comprendre qu'une saison cycliste ne s'improvise pas. Les compétitions devraient être choisies avec soin,
dans la logique de progression que réclame l'organisation de la saison en vue des objectifs prévus.
Dès la parution du calendrier des compétitions, un coureur devrait pouvoir établir son programme de course et fixer
ses objectifs. Ainsi sa préparatrion pourrait s'organiser de façon totalement cohérente.
Le plan de carrière
Le cyclisme sur route est un sport d'endurance faisant appel à une somme de qualités physiologiques (notamment
cardio-vasculaires) qui ne sont disponibles de façon optimale qu'à l'âge adulte. La progression de l'entraînement
doit être envisagée par un plan annuel, mais encore plus sur une période de plusieurs années de façon à assurer
au sénior la plénitude de ses moyens physiques.
Il est important de ne pas trop en faire, trop tôt, et de respecter un plan de carrière progressif qui évitera
un arrêt définitif par saturation dès les catégories cadets ou juniors. Trop nombreux sont les jeunes qui
accumulent les victoires dans les catégories minimes et cadets, bien souvent uniquement sur leur avantage
morphologique (croissance en avance pour leur âge), et dont les résultats régressent ensuite au niveau des
juniors et qui abandonnent définitevement le cyclisme dans les premières années séniors. Tout se passe comme
si l'organisme, trop sollicité à l'époque de l'adolescente et donc de la croissance, n'était plus capable
d'adaptation ultérieur au début de l'âge adulte. De plus les victoires minimes et cadets ayant été acquise
facilement, le jeune adulte aura aussi de la peine à passer le cap psychologiquement : dur de ne plus gagner
facilement, et de devoir apprendre à souffrir pour se contenter de suivre. Si les catégories minimes et cadets
sont l'occasion de gagner, il faudra alors qu'elles soient aussi l'occasion d'apprendre à perdre; elles
serviront surtout d'apprentissage : geste de pédalage, équilibre, place dans un groupe, tactique ...
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